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Curapelle Demander une démonstration

L’auteur

Pourquoi Curapelle a été écrit avec des socio esthéticiennes

Curapelle est conçu, rédigé et édité par Jimenez Julien, fondateur de MLJ. Cette page raconte d’où vient l’outil, ce qui a été observé dans les associations de soins de support et pourquoi la première fonction développée n’a pas été un agenda, mais un consentement de partage.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de MLJ et auteur de Curapelle

Une remarque entendue dans un couloir

Le point de départ de Curapelle tient dans une phrase entendue lors d’une journée professionnelle consacrée à l’image de soi pendant la maladie. Une socio esthéticienne racontait sa gêne, non pas devant les femmes qu’elle accompagne, mais devant la feuille qu’elle devait rendre à son association. Elle avait écrit, sans y penser, que la peau d’une bénéficiaire allait mieux. Une bénévole avait lu la phrase et compris qu’un traitement fonctionnait. La praticienne avait passé la soirée à réécrire son compte rendu.

Ce n’était pas une erreur de compétence. C’était un problème d’outil. Le carnet, le fichier de traitement de texte, le tableur partagé, la messagerie : rien de tout cela ne demande, au moment d’écrire, si la phrase franchit une limite. Rien ne rappelle non plus qu’une même séance doit parfois donner deux documents différents, l’un pour la praticienne, l’autre pour le financeur, avec deux niveaux d’intimité qui n’ont rien à voir.

Ce que le terrain a montré

Pendant plusieurs mois, l’observation a porté sur des interventions en association de soins de support, sur des séances à domicile et sur des vacations conventionnées en établissement de santé. Trois constats se sont répétés, quelle que soit la région et quelle que soit l’ancienneté de la praticienne.

Le premier constat concerne les précautions déclarées. Elles sont presque toujours données oralement, en début de première séance, dans un moment de confiance qui ne se prête pas à la prise de notes. Le bras à ne pas masser, la zone du dispositif implanté, l’intolérance aux parfums, l’ongle qui se décolle : ces informations circulent mal d’une séance à l’autre, et encore plus mal d’une intervenante à l’autre lorsque l’association tourne.

Le deuxième constat concerne la preuve d’activité. Une association qui finance douze séances par bénéficiaire doit pouvoir montrer à son partenaire, mécène ou collectivité, que ces séances ont eu lieu. Les praticiennes en sont conscientes et acceptent volontiers de rendre des comptes. Ce qu’elles refusent, à juste titre, c’est de livrer un prénom, une situation familiale ou un détail de parcours de soins pour justifier une subvention.

Le troisième constat concerne le vocabulaire. Les socio esthéticiennes sont formées à la prudence, mais la fatigue de fin de journée et l’envie sincère de rassurer poussent la plume. Une note écrite en trois minutes n’a pas la même retenue qu’un texte relu. Or c’est cette note rapide qui devient, plus tard, le brouillon du compte rendu envoyé.

La première fonction développée

Beaucoup d’outils de gestion pour métiers de l’esthétique commencent par l’agenda et la caisse. Curapelle a commencé par le consentement de partage, parce que c’est de lui que dépend tout le reste. Tant que la bénéficiaire n’a pas dit ce qui peut sortir de la séance, aucun compte rendu ne devrait exister.

Ce choix a des conséquences visibles dans le logiciel. Le consentement est en tête de dossier, pas dans un onglet de réglages. Il est daté, il est révocable, et son retrait produit un effet immédiat sur les documents transmissibles. Il est écrit dans une langue que l’on peut lire à voix haute avec une femme fatiguée, sans avoir à expliquer un paragraphe juridique.

La bibliothèque de vocabulaire est venue ensuite. Elle a été construite en relisant des comptes rendus réels, anonymisés par leurs autrices, et en repérant les tournures qui pouvaient laisser croire à un effet sur la maladie. Cent dix huit tournures ont été retenues, chacune accompagnée d’une reformulation neutre. Le logiciel signale, il ne corrige jamais tout seul : la phrase reste celle de la praticienne.

Méthode et convictions produit

Trois convictions guident chaque décision de conception, et elles sont assumées même quand elles rendent le produit plus austère.

Un logiciel de confort n’est pas un logiciel de santé. Curapelle ne comporte volontairement ni champ de diagnostic, ni champ de traitement, ni échelle d’évaluation clinique. Ajouter ces champs rendrait le produit plus vendeur et beaucoup plus dangereux pour la posture de la praticienne. Cette limite est un choix éditorial autant qu’un choix technique.

La discrétion vaut mieux que la donnée. Chaque fois qu’une information peut être remplacée par un décompte, elle l’est. Un financeur n’a pas besoin de savoir qui a reçu un soin des mains, il a besoin de savoir combien de soins ont été réalisés et à quel rythme. Le logiciel est construit pour rendre cette réponse suffisante.

Une trace doit tenir en huit minutes. Un outil qui demande vingt minutes de saisie après une séance ne sera pas utilisé le vendredi soir. La fiche de séance a donc été raccourcie, testée, raccourcie encore, jusqu’à ce qu’une praticienne puisse la clôturer entre deux bénéficiaires sans rien sacrifier d’essentiel.

Un travail d’écriture avant d’être un travail de code

La plus grande partie du temps consacré à Curapelle a été passée sur des mots : intitulés de champs, libellés de cases, phrases de consentement, formules de compte rendu. Dans ce métier, un mot mal choisi ne provoque pas un bogue, il provoque une blessure ou une mise en cause. Les textes de l’interface ont donc été relus par des praticiennes en exercice, dont plusieurs interviennent en association depuis plus de dix ans.

Le même soin est appliqué aux documents produits. Un compte rendu nominatif est mis en page pour être imprimé, glissé dans une pochette et rangé sous clé. Un export statistique est mis en page pour être lu par un trésorier d’association ou une direction, avec des libellés qui n’exposent personne. Ce sont deux objets différents, et Curapelle refuse de les confondre.

L’éditeur, MLJ

Curapelle est édité par MLJ, société par actions simplifiée à associé unique au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. MLJ conçoit et publie des logiciels professionnels français destinés à des métiers exigeants, avec une règle simple : un produit, un métier, un cadre réglementaire assumé.

Jimenez Julien est le directeur de la publication et le signataire de l’ensemble des contenus de ce site. Les échanges commerciaux, les demandes de démonstration et les questions relatives aux données personnelles arrivent à la même adresse, jimenezjulien42@gmail.com, avec une réponse écrite sous un jour ouvré.

Suivre le travail et échanger

Les retours des socio esthéticiennes, des coordinatrices d’association et des référentes qualité en établissement nourrissent directement les évolutions du logiciel. Si votre pratique impose une contrainte que Curapelle ne couvre pas encore, elle mérite d’être entendue.

Les articles signés dans le Cahier des séances

Le Cahier des séances est le magazine de Curapelle. Ses neuf articles sont écrits et signés par Jimenez Julien, à partir des textes français et européens applicables au soin de confort, aux produits cosmétiques et aux données de santé. Ils ont tous été publiés le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du site, et le sommaire suit un ordre de travail, du plus structurant au plus prospectif.

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